Le Prince des corbeaux.

C’est le titre de la nouvelle que j’ai terminée, et qui a donc achevé le recueil que je lisais. Je vous donne le nom au cas où, mais sans les 30 autres tomes du cycle, je pense que ça ne vous servira à rien : Les Ombres de la traîtrise.

Sevatar, une grande source d’inspiration. Puis une sorte d’affinité avec la personnalité décrite dans le livre. C’est dommage, c’est étrange, c’est ironique que je le lise à cette période de ma vie, une période ou tout se chamboule, ou le taf n’est pas venu, ou ma psyché s’affirme bon gré mal gré. Et où je repars dans de très grosses insomnies, dans un rythme de vie nocturne.

J’ai toujours eu la faculté d’évoluer incognito. Je prenais ça jusqu’à très récemment comme un fardeau. Mais c’est une aubaine finalement. Je n’étais jamais remarqué, toujours oublié, toujours délaissé dans le choix. Mais ça me permet de pouvoir analyser toujours, sans répit, et donc d’évoluer dans l’ombre. De voir avant, de me prémunir. Et c’est pour ça que j’aime la nuit, c’est le moment des miracles, du tout, des murmures et des miasmes psychiques. La période où je deviens moi, la période où je suis encore plus au-dessus des êtres lambdas, nonobstant mes kilos superflus (oui malgré le sport, pas assez régulier il est vrai, j’ai un peu de poids en trop), et où je respire l’odeur de la vie. C’est l’heure des téméraires.

C’est l’heure du rêve, et le rêve est la dernière chose qu’il reste à l’Humanité pour se sauver. Encore plus quand on a le sentiment d’être né damné. La Nuit, c’est le dernier moment de ma vie où je peux dire cette phrase si importante pour l’être humain. Je suis.

Sevatar, le fameux personnage, est à l’image de son père.. Et à son image, j’ai lutté pendant longtemps contre moi-même. Et surtout, il s’épanouit dans l’ombre, la nuit perpétuelle étant son environnement naturel. Il a des préoccupations inédites, se demandent toujours si c’est normal, il est à part même pour ses frères.

Et comme moi, quand il se laisse aller à être lui, il sombre. Sauf que pour la première fois de ma vie, quand je sombre, je vis, je me sens moi. Je suis en marge, et alors ? C’est le monde qui est en marge, pas moi.

Moi, je suis en survie.

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