*Insérer ici une onomatopée de noyade*

Quasiment une semaine de mauvais rêves, de mauvaises nouvelles, et de mauvais souvenirs. Raison de mon absence, et raison de cet article.

J’ai été bercé pendant une semaine par la Mort. La vraie. Et vous savez c’que ça donne quand on est bercé par la Mort ? Bah on ne dort pas, on tombe d’épuisement, sans se reposer le peu de temps où on dort.

Ca a commencé par l’arrivée d’une date défunte, exclue, qui aurait dû tomber aux oubliettes. Une date qui représentait l’accomplissement d’une vie, le but absolu du couple, la personnification de son amour. Cette date approchant à grands pas, alors qu’elle n’a plus lieu d’être, m’a perturbé dans mon sommeil, sans que je ne le veuille. Et a commencé à gâter le fruit tout frais et propre que je tiens entre mes mains.

Ces rêves dont je vous parle, ces mauvais rêves, sont de la catégorie de ceux qui permettent de voir la vérité, d’interpréter notre avenir. Je ne parle pas ici de rêves prémonitoires, je parle de rêves réalistes, qui relatent un futur plausible, un passé nostalgique, un présent surréaliste. Ces rêves sont de ceux qui laissent un arrière-goût métallique lors du réveil, et pas seulement à cause du sang qui coule le long de la lèvre.
Ils m’ont montré un reflet d’une vie que j’allais avoir, qui m’a échappé comme une vapeur qu’un enfant de 5 ans essaie de rattraper avec ses petites mains potelées. Et le plus douloureux, c’est que ces souvenirs avec le goût de miel, mais l’arrière-goût de fiel, un poison mental insidieux. Et quand on sait que tout ce qui reste aux jeunes de mon âge, c’est la capacité à rêver, c’est triste. Il nous reste que le rêve, et il est douloureux car ce n’est plus un objectif mais un regret.

A cela s’est ajoutée la mort physique, l’anniversaire (Dieu que je hais utiliser ce mot pour ce genre d’évènement) du décès d’un ami. Et l’ombre de la mort, après des nouvelles peu réjouissante d’êtres chers. A cela se rajoute mon état personnel. Une amie a décidé d’arrêter de me parler du jour au lendemain, appréciant apparemment très peu mon insistance à l’empêcher de faire une connerie. Rien n’à changé pour moi à son égard, mais la mort d’une relation est toujours compliquée, j’espère donc me tromper.

La mort des idées, qui est omniprésente dans cette société, signifie la mort de la vie. On en est là, à espérer survivre à notre destin. On en est là, jeunes désabusés, dépressifs, sacrifiées par la société. Pour la plupart chômeurs, sans perspectives d’avenir, et avec une sensibilité artistique hors du commun, mais brimée… On veut laisser une trace parce que la société veut nous effacer, tout en sachant qu’on ne va pas rester très longtemps présent, tourmenté par l’envie d’être éternel.

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