Sépulture.

Deux mois de vacances, d’été, de flirt, de pluie, de froid, de haine, de dégoût, de rage, de trahison, de vie, d’hypocrisie. Et c’est enfin fini.

Le grand ballet de l’été, des caresses hypocrites et des promesses vaines vient de prendre fin. La pire période pour quelqu’un d’intègre, insoutenable. La pire période pour un prédateur, insoutenable aussi. La pire pour un observateur, un homme qui se cache, dans l’ombre et dans les regards, la pire car c’est cette homme qui se refuse à lui-même, cette homme qui se renie pour vivre une vie insipide mais normale. Une vie inutile, une vie insignifiante. Et parfois, il est à deux doigts d’avoir une vie de nouveau trépidante, car il est au point de rupture.

Ce point de rupture, c’est comme un joint qui a trop de pression sur lui, qui s’étire, s’étire, et blanchit à force. On croit qu’il va craquer, et puis non. Ce ne sera pas cette inconsciente en retour de soirée, à trois heures du matin qui en fera les frais. Ni cette femme insipide qui ne s’excuse pas en pleine journée d’une bousculade, ni cet homme hautain qui parle mal alors qu’il est en tort. Cette fois encore, ce sera simplement son esprit qui disjonctera, une fois de plus. Et les jointures de ses doigts qui blanchiront pour se restreindre, lui et ses pulsions.

Combien de temps avant que quelqu’un en ait quelque chose à cirer ? Combien de temps avant qu’il ne tienne plus dans cet Enfer qu’est devenu son temps, sa vie, son esprit ? Il est bien content qu’il y ait moins de monde dehors, dans les transports aux heures où il y est finalement. Il passe inaperçu, mais trop de regards le rendent suspicieux, nerveux, et plus proche de la rupture. Trop d’informations à analyser, à trier, à assimiler. Trop de conflits potentiels à gérer.

Pare qu’il les adore les conflits, quand il les crée, il les aime quand il peut les faire naître en parole, simplement pour se divertir, et ensuite expliquer que les protagonistes ont été floués. Mais quand c’est extérieur, il veut les arrêter au plus vite, et il sait de quel manière : en neutralisant la menace.

C’est ça, ce qui emplit chaque jour son esprit, depuis qu’il est seul, depuis qu’elle l’a abandonné, c’est de ça que sont faits ses rêves, ses angoisses, ses cauchemars, et ses regards quotidiens. Il ne voit plus rien, que les probabilités. Et il s’ennuie dans sa tombe psychique.

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