Souris-moi encore.

Du soutien. De l’amour. Parfois ça change tout. Parfois ça donne juste la poussée nécessaire quand les vents sont mauvais, sont contraires. Parfois, on voudrait juste arrêter d’être jugé et pouvoir sentir que les gens essaient de comprendre à défaut d’y arriver. Parfois, on voudrait simplement que tout s’arrête, parce que ce jugement, cette capacité qu’à la société à vous faire passer pour des feignants, des larves, des merdes, est encore plus pesante que la culpabilité que l’on ressent soi-même.
Parfois, de l’amour, et de la compassion suffisent à inverser le cours du Temps. Parfois, juste un sourire, un regard permet de faire le plus dur, à s’estimer.

Mais tomber dans un gouffre, c’est parfois dû à un changement, dans le ton, la voix, le regard, les mots. Parfois, les gens, la société, le regard des autres ne fait qu’augmenter la souffrance, la solitude, le désarroi, l’abandon. Parfois, ça vient des seules personnes capables d’inverser la course du Temps. Mais ils l’accélèrent.

Parfois, on n’a juste besoin de Temps, pour ne rien faire et réfléchir, en tant qu’être humain, et cette société a enlevé toute réflexion, tout bonheur, tout plaisir en pressant l’homme comme un fruit trop mûr pour prendre encore son temps, mais paradoxalement pas assez pour rendre un jus agréable à la bouche et de qualité, seulement âcre et acide, incapable de donner sa pleine mesure.

Et le mécanisme nous presse d’autant plus quand nous sommes de ces fruits mûrs à point, conscients du problème actuel de l’humanité, et refusant de s’y plier. Insidieusement mis au placard, insidieusement rendus fous, nous errons, enfermés dans un monde que l’on sait fou mais qui nous regarde nous, comme fous.

Et tout ça, tout ce mécanisme nous tue, lentement, à petit feu, car ceux qui pourraient inverser la tendance, ceux qui pourraient nous permettre d’être enfin sur les bons rails, de pouvoir sortir de ce marasme psychique, de cette prison mentale, nous regardent moins. Nous les aimons, nous les sentons s’échapper , alors qu’ils nous disaient nous aimer, nous soutenir, et nous sommes plus pressants aussi, car nous avons peur. Peur du froid, peur de l’oubli, peur de la solitude. Et le pire dans tout ça, le drame réel, c’est que nous les écrasons comme nous le sommes, et ils s’éloignent.

Nous ne sommes pas feignants, nous sommes malades. Si vous nous aimez vraiment, aidez-nous, même si c’est dur. Car c’est là la clef de tout, si vous nous aimez à notre pire moment, vous serez les plus heureux à notre meilleur. Mais vous ne nous méritez pas dans nos meilleurs moments si vous nous abandonnez aux pires, si vous éteignez la bougie chaque fois que l’ombre passe sur nous. Nous ne sommes pas fous, nous sommes le reflet de la vérité de ce monde, malade d’un cancer appelé Capitalisme, greffé sur un symbiote appelé Société. Alors oui, vous ne pouvez pas toujours comprendre, mais si vous nous aimez vraiment, montrez-le nous, faites-nous comprendre ça, et surtout, n’abandonnez pas une âme déjà en peine au fond d’un puits noir et sans prise. Tendez-lui la main, tendez-lui le coeur, et elle vous le rendra.

L’Amour sauve tout.

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