Citation

Aime-toi et ton âme t’aidera. Pas le ciel non, ton âme. Personne d’autre. Rien. Le vide stellaire n’est qu’une représentation burlesque et grandiloquente, à une échelle inaccessible pour notre propre psyché, au point de nous en donner la nausée sans l’ivresse, de notre pauvre jeu de scène misérable et mesquin que l’on appelle la vie. L’Humanité plutôt. N’oublions pas que pour chaque étoile immensément brillante, adorée littéralement, inconditionnellement, il y en a une autre tout aussi noire, une lune sans reflet, une négation.

Et les deux sont faits, mais de plus doivent, s’équilibrer. Et eux seuls, dans sa morgue pour l’un, et son ingéniosité pour l’autre, ensemble, suspendent ce grotesque jeu moqueur et morbide. Ainsi va la mort.

Mais aussi, grâce à cet inverse si fascinant, indispensable et ennivrant, va le sens. Je le comprends maintenant.

Merci.

Ne me quitte pas, étoile magnifique et radieuse, et aime-moi, trouve en moi le reflet, ne serait-ce qu’infime, de l’immensité de ta beauté. Ton âme est parfaite. Tu es la seule que je sauverais dans ce jeu de scène macabre.

Se taire, se taire. Se terrer.
Car même ceux qui le vivent ne sont pas capables.

L’histoire éternelle​ de l’homme égoïste.
De l’homme qui ignore celui qui hurle.
Qui fuit celui qui souffre enfermé dans son esprit.

Abandon.
Cendres.
Les flammes peuvent naître, mais c’est toujours le même qu’elles brûlent,
Celui qui souffre honnêtement,

Entièrement.
Qui crie à la mort sa vie qui décline.

Sa folie qui ravage.
Et les mains se tendent, juste ce qu’il faut pour l’espoir, juste ce qu’il faut pour croire.
Puis la tombe. Car la main ne saisit pas la corde pour sauver.
Elle attrape pour serrer.
Nouer.

Tuer.

L’esprit déchiquète le nécessiteux.
Il est honnête, se livre, fait confiance, pour défier son âme malade.
Et c’est ça qui donne vainqueur sa prison mentale.
Cercle vicieux.
Mort.

Abandon.
Folie. Folie. Lambeaux. Folie. Folie. Folie.

Tu t’enfonces sans lendemain
Dans la torpeur.

Inique.
Tu t’enfonces dans de fausses aventures.
Relations perdues.

Horreur.
Douleur.

Le malheur te berce.
Seul avec ton cynisme.
La fin est au début. Du temps qui coule. Qui colle.
À force de puiser. Filon épuisé.
Et tu ne sais plus à quel sein te vouer.

Plastique.
Sourire.

Tu tombes sous le charme trois fois par jour.
Car au fond tu es toi.

Vide.
Mauvais. Inutile.
Dangereux.

#00

Je suis une
Goutte de rosée qui sèche
Au soleil. Je stagne.

Et toutes les autres fuient,
Se réunissent au terminus.

Et je reste immobile.

En toute équanimité. Dans ce bus accidenté.
Seul.
Je stagne, et je vois
Des départs chaque jour.

Et j’me demande quand je vous rejoindrais.
Vous, partis trop tôt.

​Honnêteté. C’est pas un vain mot, mais malheureusement malgré les promesses il n’est que rarement utilisé au moment utile. Et c’est ça le souci, l’honnêteté n’a jamais été là. Des omissions, des non-dits, et des crises quand je voulais des réponses franches. Pourquoi, pourquoi en arriver là alors qu’il suffisait de dire directement les choses ? 

C’était écrit, la trahison, le mensonge. C’était écrit ce fiel qui détruirait le plat savoureux que nous dégustions à deux. Tu aurais pu tout changer mais tu n’as pas choisi de le faire. Tu as choisi de ne rien dire jusqu’à c’que ça ne tienne plus.

Et tu as continué de faire semblant. Et c’est moi qui trinque avec la mort et la solitude.

Amen.